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Yaoundé : l’insécurité sans frontières refait surface

Écrit par sur 25 octobre 2021

A quelques mois de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Total Energie 2021, la capitale politique du Cameroun fait douter sur le plan sécuritaire.

 

Assis sur sa moto à son heure de pause, Abessolo nous livre sa play-liste des coins dangereux de la ville de Yaoundé : « je vais commencer par « Omnisport », ensuite les quartiers comme « Tongolo » où tu dois passer avec ton sac bien serré contre toi. Il y’a également, « Rail Ngousso », « Mimboman » « Eleveur », « Manguier », des quartiers à éviter surtout à des heures tardives », explique-t-il. Pour Moustapha, il ne s’agit pas des paroles en l’air, car lui-même a déjà été victime d’agression et c’est avec beaucoup de peines qu’il nous raconte son histoire : « je partais à Abattoir, un coin de la ville (ndlr) un soir, on m’a agressé. La deuxième fois c’était en journée, les gars étaient sur la moto, moi je quittais le carrefour Etoudi pour l’entrée Abattoir, ils m’ont pointé un couteau sur le ventre en me disant de ne plus bouger. Ils m’ont dépossédé de tous mes biens » raconte-t-il.

 

Insécurité sans frontières

 

Dans la ville aux sept collines, l’insécurité ne rime pas toujours avec bas-quartiers ; même des secteurs jugés à priori sécurisés s’avèrent très souvent être le contraire à l’instar de la « Poste centrale », comme nous l’affirme cet usager sous anonymat : « c’est le nom qui influence les gents, mais c’est d’abord un coin dangereux. Tous les grands bandits de Yaoundé s’y trouvent. A l’Avenue kennedy, secteur commercial au centre-ville (ndlr), ils y sont tous. C’est pas un lieu où on doit se promener n’importe comment car on n’y arrache des sacs, il y’a le trafic de téléphone portable… », explique-t-il avant d’ajouter : « faut faire attention aux apparences trompeuses les gens aiment quand un taxi est joli, bien parfumé, ils pensent que là-bas, il y a le paradis. Moi je conseille aux gens d’éviter ce genre de véhicule », recommande-t-il.

Les riverains envisagent des pistes de sortie

Face à cette insécurité, les populations proposent quelques solutions. « J’aimerai qu’on mette les policiers et les gendarmes en route, qu’on fouille les gens un à un dans les voitures pour présenter les pièces d’identification parce que maintenant c’est grave »,émet Ibrahim, conducteur de taxi.
La ville aux sept collines, sera d’ici peu une des villes d’accueil de plusieurs délégations étrangères conviées au grand rendez-vous du football africain qu’est la CAN. Malgré les efforts des pouvoirs publics à renforcer la sécurité, plusieurs couloirs de la ville restent déconseillés à certaines heures de la nuit, voire en journée. Des coins dits « dangereux ». Les pouvoirs publics ont donc intérêt à tout mettre en œuvre pour rassurer les visiteurs.

 

Sébastien Oyebe (Stg)


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