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Tuberculose: Pénurie des médicaments à Douala

Écrit par sur 2 mai 2022

Les malades souffrant de tuberculose appellent à l’aide suite à la pénurie des médicaments contre la tuberculose dans la ville de Douala au Cameroun. Cela va bientôt faire deux mois que ces malades n’ont pas reçu de médicaments pouvant leur permettre de se soigner efficacement. Des médicaments fournis gratuitement à ces derniers grâce à une subvention de l’Etat mise en place depuis 2002.

 

Ils font le tour des structures hospitalières chaque jour à la quête du précieux sésame qui viendra mettre un terme à leur souffrance de malades atteints de tuberculose. Cette situation de pénurie  ne favorise pas leurs conditions qui sont déjà alarmantes. Aucune raison justifiant la pénurie n’a jusqu’ici été donnée aux patients et le cout relativement élevé du traitement ne permet pas aux bourses les plus modestes d’y accéder.

Dans la seule ville de Douala, en plus de l’hôpital Laquintinie, dix-huit formations sanitaires ont été désignées comme Centres de Diagnostic et de Traitement de la tuberculose, dont 10 publics et 8 privés-confessionnels par le Programme National de lutte contre la Tuberculose. Ceci a été établit par le gouvernement camerounais, qui a régi une prise en charge de la maladie standardisée et gratuite au Cameroun.

Seulement depuis plus d’un mois, impossible pour les malades de recevoir leur traitement dans ces centres faute de médicaments. Une pénurie qui pénalise les malades dont le traitement dure 6 mois. « J’ai été diagnostiquée de la maladie de la tuberculose en février 2022. Dès le départ il y’avait rupture de médicaments. J’ai dû attendre 3 jours pour commencer le traitement et j’ai juste pris deux semaines de traitement. Parce que juste après il n’y en avait plus. Donc depuis plus d’un mois et demi je ne prends pas de médicaments mais dès le départ quand j’ai commencé à prendre les médicaments là toux a commencé aussi à diminuer. Mais depuis la j’attends aussi. » Déplore cette patiente qui a requis l’anonymat.

Un traitement qui s’évalue à 27 mille 500 FCFA minimum par semaine. Budget plutôt considérable pour les malades qui jusqu’ici comptaient sur l’Etat. Malgré de nombreuses demandes d’explication sur la rupture de stock , aucune réponse n’a été donnée selon le porte parle des malades souffrant de la tuberculose Alphone Ayissi Abena: « Il faut rappeler que depuis plus de trois semaines, beaucoup ne reçoivent plus le traitement. Et nous avons été saisis pour se plaindre de cette situation. Nous avons interpellé le directeur général de l’hôpital Laquintinie, on a interpellée le délégué régional de la santé pour le littoral, on a interpellé même le ministre de la santé. On lui a fait un WhatsApp pour demander des explications sur cette situation. Jusqu’aujourd’hui c’est un silence radio. Mais en coulisse on dit que les médicaments seront disponibles dans quelques jours. Mais c’est une chanson que les malades écoutent tous les jours. Ces malades sont dans le désespoir, dans un stress véritablement infernal et les familles aussi n’arrivent plus à fermer les yeux« .

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la capitale économique compte, environ 6 mille cas de tuberculose chaque année sur une population estimée à 3 millions d’habitants. une maladie très meurtrière, causée par l’organisme Mycobacterium tuberculosis, et transmise par des gouttelettes infectieuses. En 2021, le pays comptait 22 850 malades

 

Reportage Radio Hélène Sayom


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