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Moussa NJOYA : « Ceux qui font la politique sous une base tribale, ne vont pas durer»

Écrit par sur 25 octobre 2021

De passage sur Sacré Matin sur radio Balafon ce 25 octobre 2021, le politologue n’est pas allé de main morte pour dénoncer les attitudes de certaines élites camerounaises qui instrumentalisent le tribalisme.

Réputé pour son franc-parler sur les questions politiques au Cameroun , le politologue dénonce l’instrumentalisation du tribalisme par certaines «élites» du pays. «C’est une fumisterie d’élites qui, lorsqu’ils n’ont rien à proposer de manière concrète sur le plan idéologique en terme de vision, sur le plan programmatique en terme de solutions concrètes aux problèmes que rencontre la société camerounaise, rentrent dans un extrémisme tribal identitaire pour commencer à dire que méfiez-vous des Bamoun, méfiez-vous des Bamilékés, méfiez-vous des Nordistes…», S’indigne-t-il.

S’appuyant sur les émeutes de Sangmelima en 2019, il démontre que : « quand vous voyez ce qui s’est passé à Sangmelima où on traque les Bamoun, vous verrez qu’il y a une élite paresseuse, depuis peut-être quatre mandatures, neveu du président de la République, qui n’a jamais rien proposé auxpopulations du Sud, qui a créé une société de gardiennage où il ne paie pas, même ses propres cousins, mais qui va maintenant profiter pour se repositionner, pour cristalliser le tribalisme et dire qu’il faut chasser tels, si vous ne faites pas la moto, c’est parce que c’est les Bamoun qui font la moto, si vous ne vendez pas c’est parce les Bamileke ont occupé toutes les boutiques. Depuis qu’on a cassé la boutique des Bamileke et des Bamoun en 2019, il a construit combien de boutiques pour ses frères à Sangmelima? C’est une élite qui instrumentalise une bande de chômeurs..

Par un autre exemple, il explique la négligence de la population par ces élites : « Quand le ministre des Travaux publics était originaire de l’Est, les plus mauvaises routes du Cameroun étaient de l’Est. Aujourd’hui pour aller de Yaoundé à Ngaoundere, vous roulez sur du bon bitume. Le gars qui est à Betare Oya veut savoir qui est ministre des Travaux publics ? », s’interroge-t-il.

Pour Moussa NJOYA, le Cameroun avance « grâce à des gens qui ne parlent pas ou qui parlent peu». L’élite telle que perçue par le politologue, « ce sont les ingénieurs, les créateurs de savoir, les créateurs de concept etc

 

Joël FOKAM SANDIO (stg)


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