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Melong, filouterie autour de la construction d’une ligne énergétique 225 KVA.

Écrit par sur 28 avril 2022

Dans la ville de Melong située dans le département du MOUNGO, les populations sont en colère. Les agriculteurs ont d’ailleurs exprimé leur mécontentement, brandissant des pancartes pour dénoncer la non prise en compte de leur espace privé utilisé pour la construction d’une ligne énergétique 225 KVA.

 

« Payez d’abord, payez d’abord » criaient en grand nombre des agriculteurs de la ville de Melong en signe de protestation suite à l’expropriation sur leurs terres. Ils ont brandi des pancartes ce mercredi 27 Avril 2022, signe de protestation, alors que la ville située dans le département du Moungo connait la construction d’une ligne énergétique 225 kVa. Dix planteurs au total manifestaient non seulement la prise en compte de leur espace privé et qualifient ces actes non seulement d’abus et dénoncent certaines malversations.  » Six mois après, il nous a fait une doléance de laisser poursuivre les travaux mais avant que les câbles ne se posent, les paiements devaient déjà se faire. Seulement nous constatons qu’il veut faire le forcing » S’indigne l’un des manifestants au micro de Balafon média. A côté, une jeune agricultrice déplore la destruction d’une grande partie de son champs: « Nous avons laissé l’école on s’est rallié à l’agriculture comme le Chef de l’État l’a dit. Moi j’ai investi sur plus d’un demi hectare de gingembre. Ils ont tout déraciné, et on a tout perdu« .

 

L’imbroglio selon les victimes commence avec le Ministre de l’eau et de l’énergie qui avait tenu des promesses qui, jusqu’à ce jour n’ont pas été respectées. Il s’agit, des indemnisations jamais reçues depuis 4 ans. Ce qui a poussé les agriculteurs victimes d’expropriation à exprimer leur ras-le-bol.  » Quand nous faisons le constat et nos analyses; on constate vraiment que ce n’est pas ce qu’on s’était dit au départ. C’est déjà ce qu’on appelle la frappe. depuis 4 ans que nous sommes derrière ce projet on nous a détruit, on a tout fait, on nous a demandé des doléances de laisser faire le travail. Aujourd’hui ils veulent forcer pour faire passer les fils sans nous payer. »

 

Dans cette partie du pays ces populations vivent essentiellement l’agriculture. Mais les plantations ont été complètement terrassées au profit du projet en pleine implémentation. Ces populations souhaitent que la loi relative à l’expropriation soit respectée.

 

Franck Durock Tassonkeng


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