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Litige foncier : une nouvelle manifestation en vue au quartier bois des singes.

Écrit par sur 29 novembre 2021

Les populations de Djindè au quartier bois des singes dans le 2e arrondissement de la ville de douala, ne savent plus à quel saint se vouer face aux intimidations des militaires qui encadrent une société qui s’installe sur leur terre. Et pour cela, elles prévoient de nouvelles manifestations pour faire entendre leurs voix.

 

De quoi s’agit-il ?

 

Les populations de Djindè au quartier bois de singe ont perdu le sommeil, ceci à cause d’une société qui selon elles, occupe leur espace alors que se sont elles qui ont viabilisé le site « il y’a pas de suite favorable pour nous, ceci dans la mesure où, une société continue de remblayer les terrains que certaines personnes ont commencés à viabiliser. Je veux ainsi parler des fondations des maisons qui ont déjà été déjà été installés. » Nous confie un habitant. Face à cette situation, elles prévoient une autre manifestation: « Nous sommes tellement surpris et dépasser et nous préparons encore une autre marche. Car cela ne nous enchante pas. » Apprend-t-on de cet habitant. De ce côté, ce n’est pas tant la présence de la société qui inquiète, mais la présence des forces de l’ordre qui sont chargées de la protéger, ce qui crée également un climat de peur au sein du quartier « Ils utilisent les forces de maintien de l’ordre. Il y’a les militaires armés, ils ne sont pas là pour blaguer. Ils sont prêt à tirer sur tous ceux qui peuvent se rebeller » Exprime un riverain.

 

Autorités complices ?

Face aux menaces et sommations de quitter les lieux, les populations de Djindè au bois des singes, disent avoir saisi les autorités qui ne se sont pas encore prononcées. Ces mêmes populations accusent les chefs de quartiers et chefs de bloc d’être de connivence avec ceux qu’elles considèrent comme leur bourreau. « Les pistes où nous circulons ont été viabilisées par nous-même. Le quartier reste encore très enclavé et nous nous battons, mettons toutes nos énergies pour essayer de résoudre ces petits problèmes malgré le fait que les autorités restent muettes. Mais ils s’accordent avec nos chefs de bloc et de quartier, qui s’associent avec ceux-là qui pensent qu’ils détiennent un titre foncier dans un site marécageux où ils n’ont jamais viabilisé un mètre » lâche Philippe Zemen un habitant de djindè.

Rappelons qu’au mois de septembre dernier ces populations ont manifesté toujours en rapport avec ce litige foncier. D’ailleurs, 70 % des cas traités dans les tribunaux administratifs de la Douala sont des cas de titre foncier. Ce chiffre a été révélé par un anthropologue, participant à la cérémonie de clôture de la première édition des journées de l’Urbanisme de Douala. Une édition qui s’est tenue du 23 au 26 novembre 2021 sous le thème « Douala, ville planifiée et réglementée, gage d’un habitat agréable pour tous »

 

Jires Azangue/Charles Douglas Ndemba


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