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« L’Etincelle de lecture » de Blanche Bitga: POLITIQUE AU CAMEROUN : DESORMAIS PLUS  BAS QUE TERRE

Écrit par sur 23 mai 2024




Alors que les inscriptions sur les listes électorales se poursuivent malgré la sensibilisation étouffée par des menaces administratives, craignant un pseudo trouble à l’ordre public, l’on assiste désormais à un crêpage de chignon, engueulades à peine voilées et teintées de menaces, qui augurent d’une année électorale 2025 mouvementée et riche en rebondissements.

Comme à l’entrée du Maitre d’école dans la salle de classe, les appels à sensibilisation pour inscription sur les listes électorales sur les réseaux sociaux, dans certains médias, et même sur le terrain, se sont tus pour la plupart. La menace, une de plus, du Ministre de l’administration territoriale, a porté ses fruits. « Le Ministre de l’Administration Territoriale met en garde les hommes politiques véreux contre toute tentative de manipulation pernicieuse de l’opinion publique tendant à faire de l’inscription sur les listes électorales une surenchère politique, ou un facteur de perturbation de la tranquillité des citoyens avec des relents de troubles à l’ordre public. Ces dérives méritent d’être condamnées. » dixit Paul Atanga Nji.

Qui a envie d’aller croupir dans les geôles aux côtés de tous les autres, pour une affaire de fichier électoral, alors que nous ne sommes qu’en 2024 ? Les appels à s’inscrire ont donc baissé en intensité, mais le discours prônant le changement, lui, ne s’est pas éteint. De même malheureusement que la  pression qui est plutôt montée d’un cran, les affaires internes d’un parti – le PCRN pour le citer nommément – on vu l’arbitrage et non la conciliation du patron du territoire : Un président fondateur était choisi et intronisé à la tête du parti, l’autre continuait de siéger à l’Assembler Nationale en menant les troupes vers le challenge présidentiel. Du Désordre de l’avis ministériel.

Et c’est ainsi qu’est rendu public ce 23 Mai, un autre communiqué, que certains observateurs qualifient de menace à ciel ouvert ciblée et indexant, véritable règlement de compte au ton vulgaire, d’une bassesse langagière tant par le vocabulaire que par les faits évoqués. Des observations en guise d’opinion du public, qui retiendra néanmoins, en lisant entre les lignes vu que les lignes elles-mêmes ont manqué de vérité, que le message est directement adressé au député PCRN Cabral Libii, Président ou pas dudit parti. Le MINAT parle d’un « député aux abois » « récemment exclu d’un parti » qui croit « défier impunément l’autorité de l’état,  inciter à la rébellion, et menacer de mettre le  pays à feu et à sang lors de la présidentielle de 2025 si les intérêts égoïstes et  partisans ne sont pas satisfaits ». Pour descendre encore plus bas, le communiqué évoque je cite « un député qui tente désespérément d’arracher un parti politique à son légitime fondateur». Et encore plus bas, on apprendra que seul le Chef de l’Etat  a le droit d’utiliser la formule « camerounais, camerounaises, mes chers compatriotes »

Certains parleraient alors, au vu de  tout ceci, de véritable dictature de pouvoir de force ou d’influence. Pourtant, pour qui sait lire les signes du temps, verrait dans ces communiqués qui sortent à la fréquence des arachides d’un deuil à la camerounaise, les spasmes d’un système obsolète qui tente en vain plusieurs mise à jour dans un appareil nouvelle génération, qui n’acceptera plus aucune manipulation.

 


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