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« L’ETINCELLE DE LECTURE DE BLANCHE BITGA » : POLICE OU MILICE MUNICIPALE… PAYER OU MOURIR

Écrit par sur 8 mai 2024




Deux nouveaux morts sur la chaussée du fait de la police municipale. Ou devrait-on l’appeler milice municipale, du fait de ses frasques criminelles nombreuses, connues sues mais acceptées par tous. De véritables hors la Loi qui sèment la terreur au sein d’une population qui n’a que le choix de payer pour passer ou mourir.

C’est le décret N° 2022 / 354 du 09 Aout 2022, signé du Président de la République, qui fixe les modalités d’exercice de la police municipale. Un document de 11 pages, détaillé en 36 articles, qui explique point par point, les missions, les limites et les compétences de la Police  municipale. Un document pourtant à la disposition de tous, mais qui semble inconnu des premiers concernés eux-mêmes : les agents de ladite police. Inconnu ou ignoré à dessein, le texte prescrit clairement à ces civils « d’assurer le bon ordre, ainsi que la sureté, la tranquillité, la sécurité, et la salubrité publiques sur le territoire de la commune ou de la communauté urbaine »

Face au contraste radical qu’offre la réalité, l’on se demande si ces gaillards aux allures de braqueurs qui sillonnent nos rues, sont bel et bien informés de ce que l’Etat attend d’eux. Pis encore, on dirait qu’ils agissent à l’opposé complet de leur cahier de charges : violences de toutes sortes, menaces et injures, coups et blessures, agressions et confiscation de biens, le volet salubrité ne semble pas les concerner, abus de pouvoir en violation totale des textes régissant l’Etat, et cerise sur le gâteau… meurtres. Tout ceci au vu et au su de tous, autorités administratives et municipales. Des décisions sont prises qui ne semblent pas les intéresser, vous leur parlez de lois et de respect des textes, ils vous envoient balader ou aller vous plaindre là-bas  en haut.

Qui sont d’ailleurs ces hommes employés par la commune ou la communauté mais n’ayant parfois même pas un badge ? Même si l’habit ne fait pas le Moine, c’est par lui qu’on le reconnait ; et eux, ils ont des têtes et mines de repris de justice, de braqueurs, d’agresseurs, de personnes peu recommandables avec qui il vaut mieux ne pas discuter longtemps. D’un niveau d’éducation très limite, il est très souvent difficile de leur faire entendre raison, vous laissant juste deux options : Soit payer pour ne pas aller en fourrière, soit mourir traîné par terre ou sous les roues d’un camion. Yaoundé, Douala, Bafoussam…  Les cas se suivent et se ressemblent. L’horreur – l’indignation – les pleurs – et puis…silence ! jusqu’à quand ???

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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