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Entrepreneuriat : Cyrille Bojiko donne les clés de la réussite aux étudiants de l’Institut Universitaire Bilingue du Littoral (INUBIL)

Écrit par sur 23 mai 2024




Cyrille Bojiko, aux côtés du PCA d’INUBIL (micro en main) Ebenezer Njanta

Invité par le promoteur de cet établissement d’enseignement supérieur de la ville de Douala, le patron du groupe Balafon Media a animé le mercredi 22 mai 2024 une conférence au cours de laquelle, il a expliqué que l’immigration n’est pas toujours la solution pour un avenir radieux. Revivez le film de cette rencontre mémorable.  

La salle des actes de l’Institut Universitaire Bilingue du Littoral (INUBIL)  est remplie à ras bord ce 22 mai 2024. Des centaines d’étudiants sont venus écouter Cyrille Bojiko. Le promoteur directeur général du groupe Balafon Media va animer une conférence. « C’est une occasion de réarmement moral, de développement personnel, de motivation personnelle », annonce le président du conseil d’administration d’INUBIL Ebenezer Njanta. Le promoteur de ce qui s’appelait encore il y a peu ISTAMA présente  son invité comme un « motivateur » qui va aider ceux qu’il forme à vaincre la peur d’entreprendre. « Que vont faire les étudiants que nous formons ? Seront-ils des employés ? Seront-ils des entrepreneurs ? », s’interroge-t-il avant d’ajouter que « Cyrille Bojiko y a réfléchi ».  L’homme de média quitte son siège sur l’estrade et va vers son auditoire. Equipé d’un micro oreillette sans fil, il entame son speech.

« Bonjour, qui veut aller au Canada ? Levez la main ! Levez-vous ! », lance-t-il. Une quinzaine d’étudiants se tiennent debout. Il enchaîne : « qui veut aller aux Etats-Unis ? Qui a entamé une procédure pour la loterie américaine ? » Presque personne ne réagit. Juste un brouhaha qui anime davantage l’échange entre le conférencier et son auditoire. « Il y a des gens qui sont programmés pour échouer », dit-il, tout en rappelant qu’étant étudiant, il n’ a pas eu la chance d’assister à une conférence du genre de celle qu’il est en train d’animer. Cela dit, Cyrille Bojiko conseille aux jeunes apprenants de « chercher ceux qui ont un peu ». L’entrepreneur à succès a une recette choc. « Je crois en la force des idées et au transfert d’énergie. Je les ai expérimentés et cela a marché à 250% », assure-t-il.  Selon lui, tout est question d’envie, de détermination, de foi.

Cyrille Bojiko en pleine échange avec les étudiants d’INUBIL

   

  Cyrille Bojiko raconte son passage en classe de première en 1997, l’année où il rate l’examen Probatoire pour la 3ème fois. Il décochera finalement son diplôme un an plus tard. En ayant appris « comment on fait pour échouer et comment on fait pour réussir ».

Cyrille Bojiko part de l’histoire vraie d’une Camerounaise qui recherchait 6 Millions de Francs CFA  pour émigrer et qu’il a convaincu d’entreprendre sur place au Cameroun avec cette somme.  « L’argent est trop facile à trouver au Cameroun », martèle-t-il ensuite.  Le motivateur pense qu’il y a beaucoup d’opportunités au Cameroun. Seulement « la plupart des jeunes sont sans objectif. Ils ne savent pas ce qu’ils veulent faire plus tard », déplore Cyrille Bojiko. Il édicte les principes fondamentaux qui assurent le succès de ceux qui choisissent d’entreprendre.

Des étudiants attentifs

Il doivent transformer leur ignorance en connaissance, être intègres, travailler la compétence. L’exemple de Dieudonné Bougne (Groupe BOCOM)  qui vivait des déchets de carburant et qui aujourd’hui fait pomper le précieux liquide en haute mer est mis en exergue. « Ce que nous sommes capables de faire dans ce pays est immense », s’extasie l’animateur-entrepreneur pour qui « entreprendre, c’est créer de la valeur avec des ressources limitées ». M. Bojiko recommande par ailleurs « l’intelligence relationnelle » avant de lâcher ce conseil : «  Ne regardez jamais à côté. Il y a un trésor qui est caché à côté ».

Le jeu questions-réponses qui va suivre permet aux étudiants d’INUBIL d’en apprendre davantage sur l’entrepreneuriat. Ce sont des jeunes rassasiés des connaissances qu’ils ont acquises pendant quatre heures qui quittent la grande salle de leur établissement scolaire. Quant à l’animateur de cette espèce de « master class », il a aimé l’intérêt des étudiants pour sa communication.   « C’est un sujet qui les a intéressés. Ils ont rencontré un aîné, une source d’inspiration peut-être de qui ils peuvent s’abreuver, apprendre quelque chose. Nous sommes toujours très heureux, nous les orateurs lorsqu’on a en face une foule qui est aussi réceptive. Cela donne l’envie de renouveler l’expérience », déclare le géniteur de Radio Balafon.          


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