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Drame/société: Elle meurt empoisonnée par un tradipraticien ambulant

Écrit par sur 15 novembre 2021

Le drame s’est produit samedi dernier au quartier Mabanda à Douala 4e lorsqu’une femme après avoir acheté puis concocté un médicament traditionnel chez un présumé tradipraticien a perdu la vie selon ses proches.

Visage morose, main soutenue sur la Joue, consternation, des cris et pleurs n’en finissent pas. Les familles baignent dans la tristesse suite au décès de Sidonie Magnie ,47 ans. << Ohh Sidonie, tu pars, tu me laisse à qui ? Réveilles toi voisine. >>, << Je vais encore aller à la réunion avec qui ? Lève toi on rentre. S’il te plaît ne me fais pas ça.>> pouvait capter l’équipe de radio Balafon rendue au domicile de la défunte ce lundi matin. C’est une ambiance sombre qui habite le quartier Mabanda au lieu dit Wamba, à Bonaberie dans le 4e arrondissement de Douala.

 

Que s’est-il réellement passé ?

 

Selon des témoignages recueillis sur place, il s’agirait d’un vendeur ambulant de concoction traditionnelle qui a proposé des dégustations aux femmes commerçantes d’un marché, parmi lesquels la défunte. Un remède qui, après l’avoir ingurgité, devait manifester son efficacité, au cours d’un rejet soit par cavité buccale, soit par défécation. Convaincue comme plusieurs d’entre elles, la défunte s’accapare le remède mortel. Quelques heures après, le mal se ressent chez certaines. Vomissements, diarrhée, tout semblait indiqué les symptômes dudit vendeur. Une, deux, trois, femmes sous le supplice du médicament. C’est alors que l’une d’entre elle décide d’avoir l’avis de la quadragénaire. Mais surplace, le choc est irréversible. Conduite à l’hôpital, elle perdra malheureusement la vie.

Le présumé assassin entre les mains de la police

Interpellé par les éléments de force de l’ordre, le présumé tueur traditionaliste médite son sort, à la brigade de Mabanda. Une situation qui met en alerte les Doualais. D’aucuns ont déjà été immunisés par ces dangers et préfèrent eux mêmes les combiner.

<< Au lieu d’acheter ces médicaments en route n’importe comment, je préfère moi même les préparer, en fonction de la maladie que j’ai. Je collectionne les feuilles qu’il faut. S’il faut voyager pour en trouver, je me déplace tout simplement >>, confie une femme du quartier. La santé des camerounais est de plus en plus livrée à des vendeurs au ambulants de potion avec pour conséquence la mort.

 

Laura Leuckefack (Stg)


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