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Crise anglophone: quand les dieux du Lebialem s’en mêlent

Écrit par sur 20 juillet 2020

Cameroun : crise anglophone, les chefs traditionnels du sud-ouest qui ont déserté leurs villages, appellent les leaders sécessionnistes à abandonner leurs projets funestes et à rejoindre le couloir de la paix. Ils invoqueront les dieux du Lébialem pour combattre les leaders sécessionnistes qui rendent invivable la zone depuis trois ans.

«Nous invitons en outre Christopher Anu, ses associés et leurs combattants sur le terrain à ne pas oublier l’intérêt de la population du département du Lebialem dans tout ce qu’ils font au nom d’une révolution parce que les dirigeants traditionnels, les élites et la population du département du Lebialem sont totalement contre tout ce qu’ils ont fait. Nous défendons le dialogue, la paix et le développement durable de notre département.» C’est là un extrait du message que 17 chefs traditionnels du Lebialem ont adressé aux sécessionnistes à travers un communiqué. Ils s’adressent nommément à certains leaders. Ceci fait suite à un enlèvement de 63 jeunes garçons et filles confondus qui ont été enlevés au village Fossimondi.

Un kidnapping massif de plus, mais un de trop à en croire aux gardiens de la tradition qui vont plus loin je cite: «Nous profitons de cette occasion pour envoyer un message clair aux organisations de la société civile, aux institutions nationales et aux organisations internationales que les incendies, les pillages, les enlèvements et les meurtres ordonnés par Christopher Anu et ses associés à la division de Lebialem au cours des trois dernières années ne leur donne pas la légitimité requise pour représenter les intérêts du peuple Lebialem dans tout forum national ou international. Que de répandre des armes mortelles dans toute la division de Lebialem et de chasser les dirigeants traditionnels de leurs palais sous la menace des armes à feu est un sacrilège et nous le condamnons fermement. » Ont déclaré les « Fons».

Il faut noter que du fait de la guerre, ces chefs traditionnels ont quitté leurs territoires, et la plupart se trouve dans les villes de Douala et Yaoundé. Leurs palais ont à ce jour été violés et pillés de leurs artefacts, antiquités, archives et autres biens précieux volés et vendus par, disent-ils, des personnes qui profitent désormais du luxe d’énormes comptes bancaires au détriment des pacifistes gens du Lebialem. Ces garants de la tradition disent donc avoir consulté les dieux, qui n’hésiteront pas à châtier ceux qui ne veulent pas abandonner leurs mauvaises pratiques, qui rendent leurs zones inhabitables.

 

Zavier Raoul Elong


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