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Cameroun: 75% de Sages-femmes formées encore sans emploi.

Écrit par sur 6 mai 2022

Environ 1500 sages-femmes sont au chômage à travers le Cameroun malgré le besoin important dans les hôpitaux. Des propos tenus le 4 Mai 2022 à Yaoundé par la présidente nationale de l’association des sage femmes et assimilées du Cameroun à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées scientifiques nationales.

 

Après 3 ans de formation dans une école reconnue par l’Etat et l’obtention d’un diplôme qui atteste des compétences dans ce domaine, une sage-femme peut exercer en toute légalité au Cameroun et accomplir au quotidien toutes les tâches qui lui sont assignées dans le cadre de cette profession. Des tâches qui ne se limitent uniquement pas au suivi de la grossesse des futures mères. « Etre sage-femme au quotidien c’est tellement vaste parce que la sage-femme déjà prépare le couple à l’accouchement, la sage-femme est là pour suivre la grossesse, la sage-femme est là pour détecter certaines pathologies durant la grossesse et les traiter, la sage-femme est là pour conduire l’accouchement pour prendre le bébé prendre soin du bébé réanimer s’il y’a un souci, la sage-femme est également là pour les 28 premiers jours de nouveau-né, s’assurer que l’enfant s’adapte facilement ou aisément à la vie extra-utérine, donc la sage-femme peut également apparaître là où la femme a un problème au niveau de l’appareil génital au niveau des seins, la sage-femme intervient également chez les adolescents chez certains des adolescents qui ont des problèmes au niveau de l’appareil génital ou alors des traumatismes des violences, la sage-femme intervient aussi au niveau de la planification familiale n’oublions pas cela parce que c’est un facteur très important, la sage-femme est là pour aider les femmes à planifier les naissances  » Affirme Annie Sage-femme depuis 10 ans

Elles sont également formées à la pratique des soins obstétriques d’urgence. Et au besoin, ce sont des conseillères auprès des adolescentes et des femmes. Cette dernière fonction est l’une des plus importantes mais loin d’être la plus aisée. L’assistance de chaque femme dépend de plusieurs paramètres. « Les patients qui ne savent pas qu’elles vont faire les consultations prénatales, les patients qui ne voient pas l’importance des échographies durant la grossesse, les patients qui n’arrivent pas à s’octroyer certains médicaments de première nécessité comme le fer pour une femme enceinte comme les vitamines, mais elles nous disent parfois elles ne veulent pas ça ou alors elles n’ont pas les moyens voilà un peu certaines premières difficultés au niveau des finances surtout. Il y a également les difficultés au niveau de de la sensibilisation. Certaines femmes ne savent même pas ce que c’est qu’aller à l’hôpital pour accoucher, une fois qu’elles sont tombées enceinte elles savent qu’elles vont accoucher ou alors même si elle a suivi des visites pendant les accouchements antérieurs elle pense que c’est la routine alors que chaque enfant vient avec sa particularité. »

Malgré cette lourde mission et les nombreuses difficultés liées à l’accomplissement de celle-ci, trois quarts des sages-femmes au Cameroun sont au chômage alors que le taux de natalité
par femme est de 4,4 naissances selon l’ATLAS MONDIAL DE DONNÉES.

 

Reportage Radio Hélène Sayom


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