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Bicéphalisme : Le Mouvement Progressiste a désormais deux coordonnateurs généraux

Écrit par sur 6 mai 2024

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Alors qu’une convention convoquée et organisée par son ancien dirigeant Jean-Jacques Ekindi a porté Christiane Moulende à la tête du parti, Hilaire Dzipan qui assurait l’intérim depuis Janvier déclare qu’il est le « vrai » patron de cette formation politique.

 

Un nouveau parti politique éclaté en deux. Après le MDR et le PCRN, c’est au tour du Mouvement Progressiste (MP) de vivre l’expérience du bicéphalisme à sa tête. Le parti fondé il y a 33 ans par l’ingénieur polytechnicien Jean-Jacques Ekindi a désormais deux factions. Christiane Moulende, élue par acclamation pour 3 ans lors de la 5ème Convention extraordinaire convoquée et organisée au siège du parti le 4 Mai 2024 par le « coordonnateur général démissionnaire » Jean Jacques Ekindi fait face à Hilaire Dzipan, devenu le principal dirigeant de ce parti en Janvier dernier.

« Je suis plus que jamais conforté dans l’idée que c’est moi le vrai président. Je vous parle avec les statuts. Les autres parlent sans statuts », a-t-il déclaré sur Radio Balafon ce 6 mai 2024, contestant avec force arguments la validité de l’assise organisée samedi.  « Une convention extraordinaire n’élit pas un coordonnateur général. Il renouvelle son mandat. C’est un congrès ordinaire qui le fait », a soutenu Hilaire Dzipan sen brandissant  les  statuts du MP adoptés à sa création en 1991. « Depuis 33 ans il n’ y a aucune instance élue dans un congrès ordinaire », a-t-il poursuivi, ajoutant  qu’après la démission d’Ekindi en 2020 et son ralliement au RDPC, il a réorganisé le Mouvement Progressiste.

L’ex communicateur du parti rappelle qu’à la réunion de Bomono (département du Moungo) en Janvier, le sous-préfet lui a reconnu la qualité de principal dirigeant nécessaire pour mettre en place un organe transitoire. Il déclare  que les statuts ne prévoient pas de poste de coordonnateur démissionnaire,  casquette sous laquelle Ekindi s’est présenté pour justifier sa volonté d’organiser l’assise du 4 Mai 2024.

Il croit savoir que le sous-préfet qui l’avait interdite une première fois « a subi des pressions ».  Dzipan déclare que le sous-préfet de Douala 1er n’a ni utilisé les statuts, ni utilisé la loi. Il « en appelle au ministre Atanga Nj ». Il se demande par ailleurs si le sous-préfet de Douala 1er a donné un document qui autorise Ekindi à organiser la convention du week-end dernier. Les attitudes de son mentor le surprennent particulièrement.

« Samedi dans son domicile, monsieur Ekindi pour la énième fois, dit qu’il a démissionné du MP et il va encore plus loin cette fois-ci. Il dit qu’il est prêt à assister son successeur dans la forme de transition pour réorganiser le parti. C’est lui-même qui écrit. En fait, il y a un problème ! Monsieur Ekindi commence à poser un problème de compréhension à tout le monde. Il faut qu’on l’arrête dans sa dérive », s’indigne-t-il.  « Monsieur Ekindi dit que son successeur a un mandat de trois ans. Mais les statuts du parti ne donnent qu’un mandat d’un an. Voilà une autre violation.  Je suis chagriné. Je ne reconnais plus le personnage », se désole l’opposant. Qui pour expliquer la crise en cours dans son parti fait le lien avec les échéances à venir et accuse Ekindi de vouloir « injecter le clivage tribal » au sein du MP.

 

 

 

 


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