CYCLISME CAMEROUNAIS, L’HEURE DE LA RÉVOLUTION A T’ELLE SONNÉ?

Written by on 26 novembre 2020

Le cyclisme camerounais depuis quelques années connait d’énormes difficultés sur le plan des résultats. Des coureurs très loin des meilleurs quand ils ne sont pas hors délais dans des courses relevées, tour du Rwanda 2019, Tropicale Amissa Bongo, non participation au tour du Maroc pour cause de problème interne à la fédération camerounaise de cyclisme (on y reviendra). Un tableau noir qui vient d’être assombri par la contre-performance réalisée au grand prix cycliste international Chantal Biya(20e édition). Pas la moindre victoire d’étape à domicile, une petite troisième place de Clovis Kamzong Abessolo au classement général, déjà deux années de disette. Pour le reste ce sont des victoires épisodiques symboles des exploits surhumains des coureurs à la volonté démentielle mais aux moyens limités.

Clovis Kamzong Abossolo vainqueur d’étape à la tropicale Amissa Bongo une course relevée sur l’échiquier africain. Mais très vite la motivation du coureur a été entachée, la prime de victoire d’étape promise au vainqueur(500 000frs CFA) une fois dans les mains de la fédération camerounaise de cyclisme le coureur n’a pas perçu la totalité de cette somme. Un cas de dysfonctionnement qui ne saurait être isolé.

Aujourd’hui la crise de résultats a plusieurs causes dont la première réside à la capacité de la fédération de créer une une véritable révolution, a en croire Philippe Duracka ancien directeur technique national la fédération doit se réinventer. Joint au téléphone l’ancien DTN qui suit le cyclisme Camerounais depuis une vingtaine d’années maintenant fait une autopsie.[ j’étais DTN il y a une dizaine d’années j’avais déjà les mêmes coureurs ils approchent déjà la trentaine ou bien ils l’ont dépassé, et ne vont plus être en phase de progression. Donc il faut absolument travailler au niveau fédéral sur les jeunes et la formation et recréer une équipe avec une réserve une progression beaucoup plus importante au niveau international, un travail comme fait le Rwanda et le Faso (Burkina Faso) qui arrive à gagner deux étapes au Cameroun devant les coureurs Camerounais. Ca fait 20 ans que je suis le Cameroun j’ai pas le sentiment qu’il ya une approche assez professionnel, il faut un préparateur physique il faut du matériel , il faut une stratégie.]

Une sortie de l’ancien DTN qui connait bien la maison. Cette approche revient à changer le staff technique qui selon plusieurs coureurs n’est plus moderne avec des méthodes d’entraînement pas actualisées et peu orthodoxes, des mécaniciens incapables de changer une roue en 45 secondes a t-on appris auprès des coureurs qui expriment leur frustration à des proches.

Témoignages du mal être gouvernant à la fédération camerounaise de cyclisme un coureur qui a requis l’anonymat nous avoue que l’encadrement de l’équipe nationale est vieillissant, le manque de compétition nationale plombe la progression des coureurs, le manque de club au Cameroun adoube ce crime, le DTN reste toujours à Yaounde et n’est jamais allé en région pour détecter des jeunes pour préparer la relève.

Un chapelet de faits qui vient illustrer le marasme structurel qui règne au sein de la fédération camerounaise de cyclisme. Il faut stopper l’hémorragie

 

Charles Douglas NDEMBA


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