Cameroun : Concours d’entrée en 6e et 1ere année, les délibérations tiennent compte des mesures barrières contre le covid-19.

Written by on 3 juillet 2020

Seulement 24 élèves seront admis par liste au concours d’entrée en 6e et celui de 1ère année cette année 2020. Les délibérations qui ont cours vont dans ce sens dans ce contexte de Covid-19. Dans une correspondance du délégué régional des enseignements secondaires de l’ouest à l’endroit des chefs d’établissements, il est toutefois indiqué qu’à titre préventif une liste d’attente sera élaborée par ordre de mérite au prorata de 36 autres candidats par classe au maximum.

Mesures dans le littoral.

Dans la région du littoral, le chiffre 24 est retenu aussi comme celui que devront comporter chacune des listes du concours d’entrée en 6e, et première années, et même du government common entrance. Dans cette région aussi il est prévu une liste d’attente comportant le même nombre d’élèves au sein duquel on pourra sélectionner un candidat en cas de désistement d’un nom figurant sur la liste principale.
Au sein du corps enseignant cependant, on est déjà prospectif sur l’effectif de l’ensemble des autres classes, non sans y accorder de l’importance aux désagréments qu’une telle décision fusse-t-elle en contexte covid peut engendrer. « À 24 par salle, ça veut dire que ça démultiplie le nombre de salles dont on aura besoin pour abriter tous ces enfants-là. Ça réduit aussi le nombre d’admis, parce que comme nous l’avons fait observé, même à 15, 16 de moyenne, on échoue le concours, et ça pose le problème du droit à l’éducation ».  A déclaré Monsieur Tchamandé, un enseignant dans la région de l’ouest du Cameroun, membre du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Secondaire (SNAES).

Palliatifs d’une telle décision

Selon des sources bien introduites, le système de la mi-temps serait l’une des méthodes proposée à la haute hiérarchie par la délégation régionale des enseignements secondaire pour le littoral. Ce qui suppose que chaque classe devra avoir 48 élèves qui feront des cours de manière alternée, soit un groupe en matinée, et un autre le soir. Une mesure qui a déjà existé dans le système éducatif camerounais. Même si elle était ressuscitée et adoptée sur l’étendue du territoire, elle ne suffira pas à régler le problème de manière entière, quand on sait que les salles de classes ont souvent comporté un effectif de 70, et même parfois 100.

Une situation qui devra peut-être donner du sourire aux responsables des établissements privés, qui se plaignaient déjà de ce que les établissements publics raflaient la grande partie des apprenants en admettant dans les établissements publics, des effectifs pléthoriques. Ce qui n’était pas de nature à permettre une survie des collèges privés qui manquaient d’élèves d’une manière criarde dans certaines villes du pays.

 

Zavier Raoul Elong


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